Rechercher

De l'autre côté de la cuisine :


Pour ceux qui ont lu notre premier article, il s'agit maintenant de me présenter et de vous expliquer pourquoi j'ai choisi d'accompagner mon mari non seulement dans sa vie mais aussi dans son métier, histoire de comprendre la suite....Et pour ceux qui ne l'aurait pas lu, peut être que cela vous en donnera l'envie :


1/ L'ENVIE

L'envie justement, c'est la base de tout : envie d'essayer simplement, envie d'apprendre autre chose, envie aussi peut être de répondre à un petit quelque chose enfoui et contrarié depuis longtemps au fond de soi.


Aujourd'hui, l'accueil, les arts de la table, le goût de faire partager un bon et beau moment de plaisir constitue l'intérêt de toutes mes journées. Le plaisir de voir de belle choses, le plaisir de goûter, le plaisir de faire découvrir, le plaisir de rendre heureux et celui de pouvoir réunir:)

L'envie également de «se lancer» dans une aventure que l'on pressent comme étant celle pour laquelle on est vraiment fait, et de se construire une vie qui nous ressemble.


2/ PAS DE HASARD ...

Un point commun avec le cuisinier qui est mon mari, c'est que j'avais moi aussi une grand mère paternelle cuisinière dans un château, et une arrière grand mère maternelle qui cuisinait déjà à domicile de maison en maison et de ferme en ferme, comme cela se faisait pour les grandes réunions familiales : baptêmes, communions, anniversaires, noce d'or etc.




Ce goût des grandes réunions familiales dans la tradition de recevoir a été un peu mon berceau. Toutefois avant d'envisager de créer notre premier restaurant, je n'avais jamais pensé à exercer ce métier. Je me voyais plutôt travailler en bottes, dans la terre, avec des chevaux de préférence mais dans la nature, proche des éléments. Des résultats scolaires corrects ont contrarié mes aspirations et malheureusement comme c'est encore souvent le cas aujourd'hui : on ne gâche pas de bons élèves à l'école pour aller servir la soupe !


Après avoir été baignée toute mon enfance et adolescence dans le commerce (par ma chère maman qui a profondément aimé sa profession de coiffeuse tout le temps qu'elle l'a exercée), je suis donc passée par des études supérieures, j'ai appris un métier nécessitant le voyage et l'ouverture à des cultures différentes. J'ai appris dans cette première partie de ma vie professionnelle, que j'ai faite dans l'industrie, l'importance de bien recevoir de futurs clients, la justesse de l'attitude et l'importance de l'intuition....

Ces clients étaient étrangers bien souvent et attendaient de leurs hôtes le respect et la confirmation qu'il existe bien un « art de recevoir à la Française » dont la gastronomie est le pilier incontournable. Le choix du lieu était stratégique et devait être à la hauteur !


3/ …. MAIS LE GRAND SAUT

Bien sûr c'est bien différent de l'autre côté de la barrière....Le saut dans le grand bain est brutal et très haut !


Je découvre le vocabulaire : professionnel ("prendre un jus", anticiper le matériel : lithos, pinces, carnets de bons, service à l'anglaise etc) les premiers gestes techniques : un peu maladroits au début et surtout le stress du premier service avec les premiers clients, puis le deuxième et tous les suivants avec leurs lots de surprise et d'erreurs.


Je découvre aussi la réalité bien sûr, pas rose tous les jours, les difficultés financières qu'il faut gérer, le calme parfois trop calme et l'activité parfois excessivement chronophage et agitée, je découvre le quotidien de tous ceux qui font ce métier aujourd'hui mais tellement passionnant....Et puis le délai de 6 mois que nous nous sommes fixés pour être sûrs de notre choix est déjà passé ! Whaouh quelle expérience, quelle envie de continuer, je suis convaincue....


Je n'exercerais pas ce métier aujourd'hui si je n'étais pas profondément convaincue et attachée au fait que pour pouvoir le faire bien il faut le faire dans le respect de son terroir, de sa personnalité et de ses convictions.


L'attachement à l'éducation que j'ai eu la chance de recevoir, le goût de vivre tous les jours une journée différente de la veille, et la richesse des rencontres que ce métier me donne l'opportunité de découvrir font que je l'exerce avec beaucoup de plaisir aujourd'hui et avec tant d'énergie !


Voilà pour les premières présentations, la prochaine fois, nous vous ferons partager ce que signifie pour nous « circuit-court » et tout ce que cela implique pour vous également:)




0 vue

Le Galon ar Breizh 

10 place Gambetta 

35300 Fougères

En ville : Ouvert tous les soirs du samedi au jeudi à partir de19H45 

Carte réduite le dimanche soir

Recommandé par 

Le café Casse Graines 

Parc botanique de Haute

Bretagne 8, La Foletière 

35133 Le Châtellier

A la campagne : Ouvert tous les midis du 1er Avril au 26 Octobre à partir de 11H

  • Instagram
  • Facebook
  • Youtube
  • Trip Advisor

Site Web réalisé par Iris image