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Nos produits ? Locaux, de saison et de petits producteurs surtout !

Mis à jour : il y a 4 jours



C'est une crise sanitaire mondiale majeure (tiens ça me rappelle quelque chose....) dans les années 90 qui a provoqué notre réflexion et le changement des méthodes de travail qui sont encore les nôtres aujourd'hui. Comment ne pas faire le lien avec ce que nous vivons....


1/ La prise de conscience


C'est peu de temps après notre installation dans notre premier restaurant à la Camillane qu'éclate la crise de la vache folle. Cette crise provoque une chute considérable de la consommation et surtout une catastrophe économique dans le monde de l'élevage. Se pose alors la question de l'origine mais surtout de la traçabilité

La traçabilité: c'est le seul moyen d'être sûr : sûr que les bêtes ont été bien nourries, bien élevées, pour le bœuf bien sûr mais aussi très vite et de façon plus large pour tout ce que nous mettons dans les assiettes : volailles, poissons, légumes et leur méthode de culture...

Or les multinationales et le lobbying ont vite trouvé le moyen de contourner ces nouvelles contraintes avec le « né en... », « élevé en.... », « abattu en... », vous pouviez manger du boeuf né en France, élevé en Hongrie et abattu en Hollande.....personne n'est dupe et tout le monde sait que les lois Européennes et à fortiori mondiales sont loin d'être les mêmes pour tous les pays....


Alors il nous a semblé que la seule façon d'être sûrs, était de connaître les éleveurs et les producteurs en général. C'est simple, il suffit de regarder autour de soi et d'apprendre à redécouvrir notre terroir, notre lieu de vie pour créer un lien avec nos partenaires.


2/ Il faut aussi et surtout faire évoluer son savoir-faire pour qu'il devienne naturel.

Cela nécessite quelques aménagements dans la cuisine : agrandissement et installation de nouvelles chambres froides pour le stockage des produits bruts. Recherche et visites dans les fermes pour connaître ces gens qui font naître, nourrissent et accompagnent leurs bêtes jusqu'au bout de la chaîne et dans le plus grand respect de leurs animaux.


C'est un investissement physique et philosophique mais qui petit à petit établit une relation durable de confiance et de fidélité (et oui, comme pour un couple?). C'est avec cette constance que se construit l'identité d'un chef et d'un restaurant.


A cette étape, il faut être radical et refuser toute entrée de produits même semi élaborés dans la cuisine pour pouvoir s'interroger et trouver les bonnes solutions :



Acheter au prix juste sans négocier sa viande chez l'éleveur, ses légumes chez le maraîcher d'à côté, sa bière chez le brasseur, son poisson à la criée ou chez le mareyeur , les oeufs dans un élevage plein air bio, la farine chez le meunier pour faire son propre pain, son vin à la propriété etc.




3/ La valorisation des savoir faire paysans, c'est aussi lutter contre l'uniformisation des goûts au restaurant : quel est l'intérêt de retrouver le même filet de poisson, le même morceau de viande taillé à l'identique, et accommodée avec la même sauce bourrée de conservateurs et fabriquée par milliers de litres par un des deux ou trois géants de l'agroalimentaire ?

C'est une autre identité, celle de l'ennui qui reste à notre étonnement et notre grand désarroi largement majoritaire dans la restauration de notre pays « l'ennui, naquit un jour de l'uniformité.... » (cf Antoine Houdar de la Motte – 1719 env) : nous essayons à notre échelle de lutter tous les jours contre l'ennui !



Cette valorisation des savoirs faire de nos paysans passe également par le respect de la saisonnalité au restaurant et de la disponibilité des produits ; Nous avons donc pour être cohérent avec tout ça, réduit notre carte et nous la modifions autant de fois que nécessaire. Nous avons misé sur la communication et l'échange avec vous pour vous expliquer notre démarche.

Nous constatons avec bonheur que de moins en moins de gens acceptent de manger des tomates ou des fraises en hiver...


L'augmentation du nombre de petits producteurs et d'éleveurs participent à la préservation de cet éco-système et séduit de plus en plus de jeunes consommateurs ....tous les espoirs sont permis pour l'avenir :)

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Le Galon ar Breizh 

10 place Gambetta 

35300 Fougères

En ville : Ouvert tous les soirs du samedi au jeudi à partir de19H45 et le dimanche midi jusqu'au 31 mars.

Carte réduite le dimanche soir

Recommandé par 

Le café Casse Graines 

Parc botanique de Haute

Bretagne 8, La Foletière 

35133 Le Châtellier

A la campagne : Ouvert tous les midis du 1er Avril au 26 Octobre à partir de 11H

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