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Pourquoi je suis devenu cuisinier

Mis à jour : avr. 14

On nous parle souvent de notre métier comme d'un métier difficile, ingrat, exigeant et souvent qualifié de métier passion, voire artistique et mystérieux. Alors, pourquoi ce choix ?



1/ DE SOUVENIRS D'ENFANCE …



Tout petit je me suis réveillé dans des odeurs et des bruits de cuisine, j'ai presque appris à marcher dans la salle du café restaurant d'un village de Maine et Loire (qui faisait café, tabac, bar, restaurant, pension de famille, pompe à essence....).

Ces précieux souvenirs d'enfance m'ont imprégné profondément du goût de recevoir et de partager. Même si, à cette époque, mes très jeunes parents n'avaient aucune qualification professionnelle reconnue ; juste leur envie de s'en sortir et de faire bouillir la marmite.



Comme vous peut-être, dès ces jeunes années, j'ai participé à la confection (entre autres) de mémorables gâteaux de Savoie que faisaient ma grand mère paternelle, et goûtais le verre de lait chaud directement dans l'étable.


Il y avait aussi la cuisine beaucoup plus "masculine" de mon grand père maternel, pourtant mineur ardoisier et aussi jardinier hors pair, qui tous les jours, épluchait des quantités de légumes, en faisait des soupes, des vinaigrettes et des purées. Il passait, surtout le dimanche, un temps infini à préparer des plats « à la Raymond Oliver » pionnier des émissions de cuisine d'aujourd'hui .


2/ EN APPRENTISSAGE.....



Raymond Oliver, puis son fils Michel, toujours à la télé : deux modèles de bonne humeur communicative qui ont éveillé mon envie de devenir cuisinier aux environs de 9 ans.


(D'ailleurs je ne résiste pas à partager avec vous une de ses séquences vintage ici)


Alors on commence à faire, pour soi, une omelette aux rillettes. Puis, à aider en cuisine dès que les parents ou les grands parents reçoivent, bref, dès que l'occasion se présente.


Mais c'est un métier technique avec son vocabulaire, sa technologie et des gestes précis. Cela s'apprend.



Mon premier job : Deux étés dans une pension de famille de bord de mer à la plonge et à l'épluchage des moules et des patates par dizaines de kilos !

Sans oublier d'avoir les yeux et le museau qui traînent partout et tout le temps !




Ma première école sera l'école d'apprentissage maritime au Havre, formé par d'anciens maîtres d'hôtel, garçons de carré et cuisiniers du paquebot France, tous riches d'expériences et d'anecdotes.


Les débuts en salle à bord des bateaux me sont encore très précieux aujourd'hui.

Oui oui, j'ai commencé mon métier sur les bateaux !


Après cette trop courte carrière maritime, la deuxième école sera un perfectionnement de 6 mois dans une école de la CCI de Vannes. Les cours prodigués par une équipe d'excellents pédagogues, augmentés par des professionnels intervenant régulièrement, ont suffi pour acquérir les bases techniques du métier et obtenir le CAP de cuisine en candidat libre.


La suite est faite de transmissions par des chefs impressionnants de savoir-faire et de qualités humaines ainsi que de très nombreux postes divers et variés dans des maisons toutes aussi différentes.


D'Angers à Salon de Provence en passant par la Mayenne, puis par Lyon, j'ai appris autant mon métier en faisant des sandwichs et de la francfort frites seul en cuisine, que dans des établissements beaucoup plus chics à des postes très spécialisés dans des brigades parfois très importantes. Il faut pouvoir passer de chef d'une belle maison à second de cuisine ou cuisinier d'un bistrot avec humilité et respect pour chacun de ces postes.


3/ A L'ACCOMPLISSEMENT …...


C'est la création de mon premier restaurant dans le nord de la Mayenne « La Camillane » qui lancera le début d'une longue aventure qui n'est pas encore terminée : celle de chef de son propre restaurant avec tout ce que cela implique au niveau professionnel mais aussi et surtout personnel.


C'est dans ce contexte que tout l'engagement prend son sens mais également les valeurs que tous les cuisiniers du monde connaissent : le travail, le travail et encore le travail.

C'est donc dans ce premier restaurant en pleine campagne, dans ce petit village de 600 habitants que l'aventure commence....


Pour finir, cuisiner est un loisir ou une passion pour beaucoup d'entre vous, surtout en France.

Partout dans le monde, c'est l'acte le plus partagé et le plus varié, souvent réalisé par nécessité. Pour moi, c'est mon métier.

Il faut pouvoir le faire inlassablement et avec le même plaisir du partage tous les jours...

Evidemment cet article n'est qu'un résumé de 35 ans de pratique...


Notre vie a été ponctuée d'anecdotes en tout genre, de merveilleux moments ainsi que de passages plus délicats que vous pourrez découvrir dans nos prochains articles.



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